Concentration de l'enfant : 12 exercices et jeux par âge – Apprentissages & Co
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Concentration de l’enfant : 12 exercices et jeux par âge

L’essentiel en 30 secondes

  • La capacité de concentration augmente avec l’âge : un enfant de 6 ans tient en moyenne bien moins longtemps qu’un enfant de 10 ans sur une tâche peu motivante.
  • Avant d’entraîner l’attention, on aménage l’environnement : bureau dégagé, tâches découpées, pauses programmées.
  • Les meilleurs exercices sont courts, ludiques et progressifs : 5 à 10 minutes par jour.
  • Chez l’enfant TDAH, les difficultés d’attention relèvent d’un trouble : les exercices aident, mais l’accompagnement médical et éducatif reste nécessaire.

« Concentre-toi ! » est probablement la phrase la plus prononcée pendant les devoirs. Le problème, c’est qu’elle ne dit pas à l’enfant comment faire. La concentration n’est pas un interrupteur : c’est une compétence qui se construit, s’entraîne et dépend beaucoup de l’environnement. Voici 12 exercices de concentration adaptés à chaque âge.

Sommaire

  1. Combien de temps un enfant peut-il se concentrer ?
  2. Avant les exercices : préparer le terrain
  3. 12 exercices et jeux de concentration par âge
  4. Concentration et TDAH : ce qui change
  5. Ce qui n’aide pas (et qu’on voit partout)

Combien de temps un enfant peut-il se concentrer ?

Il n’existe pas de chiffre officiel universel, et la durée dépend énormément de l’intérêt de la tâche. On peut retenir un repère pratique : sur une tâche scolaire peu motivante, un jeune enfant décroche après quelques minutes, un enfant de fin d’élémentaire tient une quinzaine de minutes ou un peu plus. Un enfant peut en revanche rester une heure sur un jeu qui le passionne : ce n’est pas contradictoire, car l’intérêt mobilise l’attention sans effort.

Conséquence directe : on adapte la durée des tâches à l’enfant, pas l’inverse. Trois blocs de 10 minutes avec deux pauses de 2 minutes sont plus efficaces que 30 minutes d’affilée.

Avant les exercices : préparer le terrain

  • Un espace dédié et dégagé : seul le matériel nécessaire sur la table, pas d’écran visible.
  • Un minuteur visuel : l’enfant voit le temps passer et sait quand vient la pause.
  • Une tâche à la fois, avec un début et une fin clairs.
  • Un démarrage facile : commencer par l’exercice le plus simple pour « lancer la machine ».
  • Du mouvement avant : courir, sauter, porter quelque chose de lourd 5 minutes aide beaucoup d’enfants à se poser.

12 exercices et jeux de concentration par âge

De 4 à 6 ans

  1. Jacques a dit : l’enfant n’exécute que si l’ordre commence par « Jacques a dit ». Entraîne l’attention et l’inhibition.
  2. Le Kim visuel : on regarde 5 objets, on en cache un, l’enfant trouve lequel.
  3. Le cherche et trouve : retrouver des éléments précis dans une grande image.
  4. Les perles en modèle : reproduire un collier en suivant une séquence de couleurs.

De 6 à 8 ans

  1. Le barrage de symboles : barrer toutes les étoiles dans une grille, ligne par ligne. Voir nos fiches gratuites.
  2. Les différences : trouver les 7 différences entre deux images.
  3. Le chef d’orchestre : reproduire un rythme frappé dans les mains, de plus en plus long.
  4. Les labyrinthes : planifier un chemin avant de tracer.

De 9 à 12 ans

  1. Les sudokus 4×4 puis 6×6 : logique, persévérance, vérification.
  2. La lecture-chasse : lire un texte en comptant combien de fois apparaît un mot donné.
  3. Les mots croisés et mots mêlés : attention soutenue sur une durée croissante.
  4. La couleur de l’encre : dire la couleur dans laquelle un mot est écrit et non le mot lui-même (« ROUGE » écrit en bleu). Très exigeant pour l’inhibition.

🎲 Le jeu de l’orthopédagogue : le défi du sablier

Choisissez un exercice (fiche, coloriage, lecture). L’enfant retourne un sablier de 3 minutes et se concentre jusqu’à la fin, puis colorie une case. Quand il réussit trois fois, on passe à 5 minutes. La durée devient un défi personnel visible, et non une contrainte.

Concentration et TDAH : ce qui change

Chez l’enfant TDAH, la difficulté ne vient pas d’un manque d’entraînement mais d’un fonctionnement différent de l’attention et des fonctions exécutives. Les exercices restent utiles s’ils sont courts et valorisants, mais l’essentiel se joue ailleurs : aménagements, routines, renforcement positif et, quand c’est indiqué, traitement prescrit par le médecin. Les recommandations de la HAS précisent que les aménagements scolaires peuvent être mis en place sans attendre le diagnostic. Voir notre guide TDAH enfant : comment l’aider au quotidien.

Ce qui n’aide pas (et qu’on voit partout)

  • Répéter « concentre-toi » : l’enfant ne sait pas quoi faire de cette consigne.
  • Les longues séances de rattrapage le week-end : épuisantes et peu efficaces.
  • Les compléments miracles : aucun produit vendu en pharmacie ne remplace un environnement adapté. Parlez-en à votre médecin avant tout achat.
  • Le fond sonore permanent (télévision allumée) : il consomme une partie de l’attention disponible.

Besoin d’un regard extérieur ?

Si les difficultés durent ou épuisent toute la famille, un accompagnement en orthopédagogie permet de comprendre ce qui bloque et de construire un plan d’action sur mesure. Séances en visio partout en France, ou sur rendez-vous à Villepinte.

Questions fréquentes

Quel exercice pour améliorer la concentration d’un enfant ?

Des jeux courts et progressifs : Jacques a dit, Kim visuel, barrage de symboles, différences, sudokus. 5 à 10 minutes par jour, avec une difficulté qui augmente quand l’enfant réussit.

Combien de temps un enfant de 6 ans peut-il se concentrer ?

Sur une tâche scolaire peu motivante, quelques minutes seulement. Il faut donc découper le travail en courtes séquences entrecoupées de pauses.

Mon enfant n’arrive pas à se concentrer : est-ce un TDAH ?

Pas forcément. Fatigue, anxiété, troubles du sommeil, écrans, difficultés d’apprentissage peuvent aussi jouer. Si les difficultés sont importantes, durables et présentes à la maison comme à l’école, parlez-en au médecin.

Les jeux vidéo améliorent-ils la concentration ?

Ils captent fortement l’attention, mais cette attention, soutenue par des récompenses immédiates, se transfère mal aux tâches scolaires. Ils ne remplacent pas les activités qui demandent un effort d’attention volontaire.

Sources et pour aller plus loin

Rédigé par Anissa, orthopédagogue — fondatrice d’Apprentissages & Co. J’accompagne des enfants qui apprennent différemment, avec ou sans diagnostic, et leurs parents, en visio partout en France et à Villepinte (93). En savoir plus.

Mis à jour en novembre 2026. Cet article a une visée éducative : il ne remplace ni un diagnostic ni l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé.

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