Confiance en soi de l'enfant : 10 activités pour la renforcer – Apprentissages & Co

Confiance en soi de l’enfant : 10 activités pour la renforcer

L’essentiel en 30 secondes

  • La confiance en soi, c’est la conviction d’être capable de réussir une tâche ; l’estime de soi, c’est la valeur qu’on se donne. Les deux se construisent par l’expérience.
  • Un enfant qui a accumulé les échecs scolaires finit par ne plus essayer : la perte de confiance devient alors un obstacle à part entière.
  • On la renforce avec des réussites visibles, des défis atteignables et des compliments précis sur l’effort et la stratégie.
  • Les enfants TDAH ou DYS reçoivent beaucoup de remarques négatives : il faut activement rééquilibrer la balance.

« Je suis nul », « je n’y arriverai jamais », « c’est trop dur pour moi ». Quand un enfant dit cela, ce n’est pas une phrase en l’air : c’est souvent le résultat de mois d’efforts qui n’ont pas donné de résultats visibles. Bonne nouvelle : la confiance en soi se reconstruit. Voici 10 activités concrètes.

Sommaire

  1. Pourquoi la confiance en soi conditionne les apprentissages
  2. Les signes d’un manque de confiance
  3. 10 activités pour renforcer la confiance en soi
  4. Les phrases qui aident (et celles qui blessent)
  5. Enfants TDAH, DYS : une vigilance particulière

Pourquoi la confiance en soi conditionne les apprentissages

Un enfant qui pense ne pas pouvoir réussir n’essaie plus, ou essaie à moitié pour se protéger de l’échec. Il évite les tâches difficiles, abandonne vite, et ses résultats baissent… ce qui confirme sa croyance. Briser ce cercle est souvent la première étape d’un accompagnement en orthopédagogie, avant même le travail sur les apprentissages.

Les signes d’un manque de confiance

  • refuse de commencer une tâche nouvelle ou difficile ;
  • dit souvent « je suis nul », « je ne sais pas » avant même d’essayer ;
  • abandonne au premier obstacle ;
  • est très affecté par les erreurs, efface tout, déchire sa feuille ;
  • compare constamment ses résultats à ceux des autres ;
  • fait le clown pour masquer ses difficultés.

10 activités pour renforcer la confiance en soi

  1. L’arbre des compétences : l’enfant dessine un arbre et écrit sur chaque fruit une chose qu’il sait faire (dans tous les domaines, pas seulement l’école).
  2. Le bocal des réussites : chaque soir, une réussite du jour écrite sur un papier glissé dans un bocal. On le relit les jours difficiles.
  3. Le défi à sa taille : un objectif court et atteignable (« lire une page seul ») plutôt qu’un objectif flou (« mieux lire »).
  4. Le graphique de progrès : on mesure quelque chose (temps de lecture, nombre de tables sues) et l’enfant colorie sa courbe. Il voit qu’il progresse.
  5. L’enfant expert : il enseigne à l’adulte quelque chose qu’il maîtrise (un jeu, un dessin, un sport).
  6. La responsabilité réelle : une tâche utile pour la famille (arroser les plantes, préparer le goûter).
  7. Le journal des fiertés : une page par semaine pour noter ce dont il est fier.
  8. Le droit à l’erreur affiché : partagez vos propres erreurs et ce que vous en avez appris.
  9. Le tableau de motivation : des objectifs clairs et un suivi visuel. Téléchargez notre tableau de motivation gratuit.
  10. Une activité où il brille : sport, musique, dessin, bricolage… une réussite hors de l’école rejaillit sur l’école.

Mettre des mots sur ce qu’il ressent aide aussi l’enfant à mieux se connaître : voir comment utiliser la roue des émotions.

🎲 Le jeu de l’orthopédagogue : la chasse aux qualités

Pendant une semaine, chaque membre de la famille doit « attraper » une qualité de l’enfant en action et l’écrire sur un post-it (« Tu as été patient avec ta sœur »). On colle les post-it sur une affiche. En fin de semaine, l’enfant lit tout ce que les autres ont remarqué. Effet garanti, chez les grands comme chez les petits.

Les phrases qui aident (et celles qui blessent)

Ce qui aide : les compliments précis qui portent sur l’effort, la stratégie ou le progrès.

  • « Tu as relu ta phrase et tu as trouvé ton erreur tout seul. »
  • « La semaine dernière tu lisais cette page en 4 minutes, aujourd’hui en 3. »
  • « Tu as eu du mal, et tu as continué. »

Ce qui blesse, même sans le vouloir : « Ce n’est pourtant pas difficile », « Ton frère y arrivait à ton âge », « Tu ne fais pas d’effort ». Évitez aussi les compliments trop généraux (« tu es le meilleur ») qui ne disent rien de ce qu’il a fait de bien.

Enfants TDAH, DYS : une vigilance particulière

Les enfants avec un TDAH ou un trouble DYS reçoivent, à l’école comme à la maison, beaucoup plus de remarques correctives que les autres. Il est important de rééquilibrer activement : viser au moins plusieurs remarques positives pour une remarque corrective. Pour aller plus loin, lisez TDAH enfant : comment l’aider au quotidien et difficultés scolaires : par où commencer.

Besoin d’un regard extérieur ?

Si les difficultés durent ou épuisent toute la famille, un accompagnement en orthopédagogie permet de comprendre ce qui bloque et de construire un plan d’action sur mesure. Séances en visio partout en France, ou sur rendez-vous à Villepinte.

Questions fréquentes

Comment donner confiance en soi à un enfant ?

En lui faisant vivre des réussites visibles grâce à des défis atteignables, en complimentant précisément ses efforts et ses stratégies, en lui confiant des responsabilités réelles et en valorisant ses talents en dehors de l’école.

Quelle est la différence entre confiance en soi et estime de soi ?

La confiance en soi est la conviction d’être capable de réussir une action. L’estime de soi est la valeur globale qu’on s’accorde. Les deux sont liées et se renforcent mutuellement.

Mon enfant dit qu’il est nul, que faire ?

Ne le contredisez pas frontalement (« mais non ! »). Reconnaissez son ressenti, puis montrez-lui des preuves concrètes de ses progrès et de ses compétences, avec un bocal des réussites ou un graphique de progrès.

Quand s’inquiéter d’un manque de confiance en soi ?

Si le manque de confiance s’accompagne de tristesse durable, de repli, de troubles du sommeil ou de l’appétit, ou d’un refus d’aller à l’école, parlez-en à votre médecin.

Sources et pour aller plus loin

Rédigé par Anissa, orthopédagogue — fondatrice d’Apprentissages & Co. J’accompagne des enfants qui apprennent différemment, avec ou sans diagnostic, et leurs parents, en visio partout en France et à Villepinte (93). En savoir plus.

Mis à jour en novembre 2026. Cet article a une visée éducative : il ne remplace ni un diagnostic ni l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de santé.

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